Court-métrage · Survival rural
2025 · 25 min
Court-métrage · Survival rural
2025 · 25 min
Sylvie, garagiste, élève seule Léa, adolescente rebelle. Durant un automne glacial, le comportement des animaux change soudainement : la nature se révolte. Dans leur maison isolée en lisière de forêt, mère et fille ne pourront compter que sur elles-mêmes…
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Sélections
Le terme « bestiaire » désigne traditionnellement un recueil médiéval de descriptions d'animaux, réels ou mythiques. Ces ouvrages n'étaient jamais de simples traités de zoologie : ils faisaient des animaux des symboles, attribuant à chaque créature des qualités humaines, des leçons morales ou des significations religieuses. Le titre du film inscrit d'emblée ce qui suit non comme une histoire d'animaux, mais comme une parabole philosophique dense en symboles. Nous avons pris l'habitude de nous penser à la fois partie intégrante de la nature, son accomplissement ultime, et maîtres de la planète. Bestiaire nous invite à imaginer ce qui pourrait se produire si ceux qui ne peuvent se défendre trouvaient enfin le moyen de riposter.
Le film mêle mysticisme, horreur et drame social de conflit générationnel, tout en restant, en profondeur, une parabole philosophique. Son rythme délibéré, sa palette quasi monochrome et sa mise en scène soigneusement composée créent un malaise constant. Il y a très peu de sang ou de violence explicite à l'écran, et pourtant la tension naît de l'atmosphère, du silence et de l'attente. Les adultes répondent par la violence à tout ce qu'ils ne comprennent pas, tirant d'abord et cherchant à éliminer la menace. Face à cela, les enfants se distinguent, prenant instinctivement le parti des animaux dès le début. Ils deviennent le symbole d'un espoir : que la relation entre l'humanité et la nature puisse encore être réinventée.
Le dénouement est direct et puissant : si l'humanité refuse de reconsidérer sa place dans le monde naturel, la nature pourrait s'en charger elle-même. Dans le même temps, ce sont les enfants qui nous laissent l'espoir que cette issue n'est pas inéluctable. Cet espoir évite au film de sombrer dans le didactisme et lui confère une profondeur émotionnelle et philosophique supplémentaire. Au final, Bestiaire est bien plus qu'un récit du conflit entre l'humanité et la nature : c'est une œuvre artistique cohérente, où scénario et langage visuel servent avec une égale force l'idée centrale du film.
— Nailia Masharaeva
| Production | Wombat Films |
| Producteur | Quentin Daniel |
| Réalisation | Anne Zinn-Justin |
| Scénario | Anne Zinn-Justin, Cécile Dubost |
| Distribution | Marine Polski (Léa), Marie Nicolle (Sylvie), Augustin Boyer (Paco), Linda Antony (Inès) |
| 1re assistante mise en scène | Bérengère Archambault |
| 2e assistante mise en scène | Maud Ducré |
| Scripte | Laurine Joyeux |
| Chef opérateur | Michele Gurrieri |
| Ingénieure du son | Ysaline Richonnier |
| Chef décorateur | Thomas Arnaud |
| Cheffe costumière | Stéphanie Pitiot |
| Cheffe maquilleuse | Candice Carret |
| Dresseuse animalière | Valérie Chavanon |
| Dresseurs renard | Juliette, Robin |
| Montage image | Anne Zinn-Justin |
| Renfort montage | Flore Guillet |
| Montage son et mixage | Maxime Champesme |
| Sons additionnels | Hassan Ali |
| Superviseur VFX | Sylvain Coisne |
| Créateur VFX | Antoine Aubin |
| Étalonnage | Baptiste Courtois |
| Musique originale | Laetitia Pansanel-Garric |
| Musiciens | Margaux Aubert-Charrier (alto), Loïc Mortimore (basson, serpent), Florent Gay (violon), Elvina Fredout (violon), Françoise Favard (violoncelle) |
| Ingénieur du son musique | Mathias Chaumet |
| Soutiens | Région Auvergne-Rhône-Alpes / CNC · CNC Aide au programme d'entreprise · Procirep et Angoa · Musique enregistrée avec le soutien du Syndicat Mixte du Projet Chaise-Dieu, en association avec la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de la Haute-Loire et la SACEM · En partenariat avec la Maison du Film |